Assassins -templiers : le bon comme le mauvais

Publié le 12 Novembre 2009

Assassins et Templiers
(étranges similitudes)

Qu'ils soient drapés de noir avec un turban et armés d'une dague effilée, ou tout de blanc vêtus, frappés de la croix de Malte et armés d'une épée gigantesque, les deux Ordres entrenaient certaines relations diplomatiques et même militaires (notamment avec les Assassins de Syrie). Bien qu'opposés du point de vue religieux, il n'est pas à écarter une certaine collaboration et un enrichissement culturel et mutuel des deux Ordres, une sorte de communion d'esprit dans la lignée des ordres de chevalerie. Les templiers apprirent l'usage des chiffres arabes, l'astronomie... et acquirent un niveau d'évolution supérieur a celui de leurs contemporains, d'où l'essort économique de l'ordre et son indépendance vis à vis des autorités .

Ces deux confréries partageaient certaines mêmes règles notamment dans l'organisation de la hiérarchie :

Templiers

Assassins

Grand Maîte

Sheik el Djebel

Prieurs

Daïkebir

Sergents

Lassik

écuyers

Fedavi

Chevaliers

refik

Les deux Ordres avaient ce même principe de chevalerie religieuse :
Tuer ou mourir avec la même force de foi, avec la même paix intérieure des moines.
Ils avaient les mêmes ennemis jurés : les Turcs et les mongols.

Entraînés à tuer lors des batailles, les Assassins représentaient l'équivalent islamique des Templiers, si ce n'est que les Assassins étaient particulièrement formés à tuer individuellement. A l'instar des Assassins, les Templiers étaient des guerriers accomplis, endurcis par le mode de vie très strict des moines, la mort ne leur faisait pas peur.

Les deux Ordres religieux furent reniés par leur propre appartenance et par les plus hauts dignitaires religieux qu'ils soient chrétiens ou musulmans, princes, vizir, roi ou sultan. Assassins ou Templiers, dévoués à leur religion propre ont été traités d'hérétiques, d'incroyants, de mécréants, d'infidèles...

Les deux Ordres étaient entourés de mystères, de secrets :

trésors, drogues, sorcellerie, pratique de l'alchimie et des sciences, cérémonies secrètes ou actions dans l'ombre, dissolution complète des deux Ordres avec disparition quasi-totale des membres ou témoignages écrits ou autres.

Les livres disparus ou brûlés appartenant aux deux Ordres, expliqueraient pourquoi les puissants d'Occident et d'Orient mettaient tant d'acharnement à les détruire. En effet, on sait par exemple que la doctrine ismaélienne autorisait certaines correspondances, certaines relations d'importance entre les deux religions. Avaient-ils eu accès par leurs connaissances propres et mutuelles à une sorte de découverte fondamentale pour l'Humanité ? Ces deux communautés avaient-elles trouvé la symbiose parfaite des deux religions en une ? Avaient-ils eu accès à une sorte d'inspiration visionnaire ? On dit aussi qu'ils auraient eu la révélation de Dieu en l'Homme, la vision de la forme humaine d'Allah, de façon plus ésothérique, une relation entre hiérocosmos et microcosmos (évoqué par la suite par Shabestarî, soufi d'Azerbaïdjan au XIVème siècle). Encore plus mystique, l'évocation d'un drame cosmique relaté par les fatimides, opposant Lumière et Ténèbres et dont le protagoniste serait l'Ange de l'Humanité. Que représente donc le Baphomet rapporté par les Templiers de retour d'Orient, cette représentation d'une créature à 2 visages, imberbe à l'Occidentale ou ornée d'une barbe musulmane ? démon ou représentation de l'homme parfait ? symbole reliant la sagesse de l'islam et de la chrétienté ?

ici tu découvriras tout sur l'Ordre des Templiers, sur leurs mystères, sur leur extermination, sur l'inquisition...

Dans les plus hautes cours d'Orient, on reprochera aux Assassins de sympathiser avec les chevaliers du Temple et princes croisés, pour mieux infliger aux Seldjoukides et à Al-Afdal de sévères défaites. Aussi en 1113, à la mort de l'un de leurs protecteurs, on assista à de véritables règlements de comptes, les bâtinis et leurs sympathisants furent alors poursuivis, massacrés ou jetés du haut des murailles par une foule déchaînée qui exécuta plus de 200 membres, cela calma pour un temps le nombre des meurtres sur commandes mais augmenta le nombre d'infiltrations plus discrètes de l'organisation, dont les membres ne se réunirent plus qu'en conseils secrets.

La plupart de ceux qui échappèrent au massacre vinrent sans hésitation se réfugier dans les territoires francs, dès 1113, pour échapper à leur extermination. Ils furent plutôt bien accueillis par la noblesse franque qui entretint avec eux des relations diplomatiques amicales puisque les deux clans luttaient bien contre des ennemis communs. Bohémond II et son beau-père Baudouin II entretenaient de fréquentes relations avec des membres influents de la secte des assassins. Avec leur aide les francs remportent deux victoires : Azaz le 23 Juin 1125 et Tell al-Shaqab le 25 janvier 1126.

Quant aux Templiers, ils jouaient un rôle d'intermédiaires avec le monde musulman. Ils furent très appréciés des différents suzerains du fait de leur soutien militaire et financier. Génie militaire, intrépidité et expérience au combat, leur bravoure fut très remarquée. Comme les ismaéliens, ils étaient des guerriers mystiques et croyants, et combattaient les envahisseurs Turcs et Mongols. Ils firent construire une succession de forteresses dans le désert du Moyen-Orient. Leur honnêteté et leur intégrité étaient irréprochables.

Rédigé par brachium templarii

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