CONTACT AVEC L’ISLAM ?

Publié le 14 Novembre 2009

Les templiers sont nés au contact de l’Islam. Au moyen âge, il existait aux frontières du monde musulman des sortes de couvents fortifiés = ribât où les combattants peuvent accomplir une retraite spirituelle et un service militaire. On nommait murabitum les défenseurs des ces ribâts.

En Aragon, entre 1122 et 1128, Alphonse Ier le batailleur crée des confréries pour garder les frontières contre l’infidèle. Ces guerriers sont admis comme s’ils avaient voulu mener la vie de moine. Certains historiens pensent que cela et le modèle visible des ribâts ont pu influencer la
création d’ordres de moines guerriers.

Dans les années 1130, les seldjoukides (turcs) unifient le moyen orient. Face à cela, les latins sont inférieurs et n’hésitent pas à conclure de fréquentes trêves avec l’ennemi, ce qui est mal perçu et compris par les croisés fraîchement débarqués.

Au 13 ème siècle, on raconte comment les templiers ont acceptés de l’or des musulmans pour lever le siège. En réalité, ils ont cherché à préserver une alliance traditionnelle avec l’émir de Damas face à la menace de l’émir d’Alep Nur al Din.

Dans les années 1220, l’empereur Frédéric II en conflit avec les frères fait courir le bruit que les templiers reçoivent dans leurs cloîtres des sultans et qu’ils invoquent ensemble Mahomet. Jusqu’au procès, ces rumeurs participent à la suspicion générale et aux reproches de ne pas pleinement s’investir dans la reconquête du St Sépulcre pris par Saladin.

La règle du Temple n’interdit pas le contact avec les musulmans. Les dignitaires de l’Ordre disposent même d’un « éscrivain sarazinois » qui est interprète. Certains grands maîtres tel que Guillaume de Beaujeu (1273 – 1291) ont même des mercenaires musulmans qu’ils jugent particulièrement fiables.
Ils ont aussi empruntés les tactiques militaires byzantines et musulmanes. Les francs ont ainsi appris à appuyer les charges de cavalerie lourdes par une infanterie constituée d’archers, d’arbalétriers et de piquiers. Les ordres militaires développent l’archerie, une manière de combattre éloignée des valeurs chevaleresques et méprisée en occident.

Les ordres militaires font peur aux turcs : les prisonniers capturés sont presque toujours exécutés et non échangés ou rançonnés : ils ne veulent pas prendre le risque de les retrouver sur un autre champ de bataille !
Saladin lui-même fait décapiter 200 templiers et hospitaliers après la bataille de Hattin (1187).

Les relations spirituelles avec l’Islam tiennent plus du fantasme mis en forme que de la réalité.

Rédigé par brachium templarii

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