LES SECRETS DES TEMPLIERS -------------------part II

Publié le 21 Novembre 2010

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UTILISATION OCCULTE DE LA MAGIE

Au Moyen Age, plus encore qu’à présent, le maniement de forces occultes, les rituels et la pratique de la magie faisaient partie de la vie courante. Les chevaliers du Temple d’origine Chrétienne ont vécu auprès des Initiés Juifs et Islamiques. Ils ont voyagé et se sont établis dans des pays au sein desquels la magie opérative, la Cabbale, l’astrologie, étaient enseignées. Ils ont collaboré avec les Assashins, auprès desquels ils ont appris les arts occultes et l’alchimie.

« Pendant les Croisades, des dizaines de milliers d’européens vivant en Terre Sainte se sont imprégné des croyances mêmes qu’ils étaient venus extirper. La cour de l’Empereur Hohen-Staufen Friedrich II en Sicile devint une véritable maison de passage pour les courants de pensée Juif et Islamique. Les Templiers furent un autre conduit majeur, peut-être le plus important, pour de tels courants. » Temple and the Lodge, 136

Dans tous les organisations occultes, dans tous les temples, dans tous les royaumes, la magie et le sacré ont été la base du pouvoir et du culte. Afin d’asseoir leur puissance, les Atlantes, les Egyptiens, les Babyloniens, les Hébreux, les Arabes, les Africains, tous les peuples ont essayé de s’approprier les forces et les prérogatives de la nature, du Ciel et de l’Enfer. L’avidité des princes et des prêtres pour la connaissance ésotérique était, et est fondée, sur la recherche du pouvoir universel. Ils ont avidement recherché la communication avec le monde invisible qui était sensée leur accorder la sagesse, la connaissance du futur et l’appui de l’au-delà. Officiellement, ni les chrétiens, ni les Juifs ne sont censés pratiquer la divination ou la magie.

La croyance et l’attachement humains dans les symboles et les objets au pouvoir magique sont attestés par la légende de l’Epée de la Destinée. L’un des motifs secrets de l’invasion de l’Autriche par Hitler fut son désir insatiable de posséder l’Epée de Longinus ou épée sensée avoir percé le flan du Christ. N’oublions pas les aspirations messianiques et le rôle majeur de l’Empereur Germano Romain Otto III dans la mise en marche des Croisades. Nous ne sommes pas surpris de découvrir que son grand père, Otto le Grand possédait la lance connue comme l’Epée de Longinus, et que celle-ci fut remise a Otto III lors de ses noces. A-t-il choisi son épouse en vertu de la dot ?

On dit que « L’Epée d’Hofburg fut mentionnée pour la première fois dans les Chroniques Saxonnes dans le récit de la bataille de Lech (Près de Vienne) pendant laquelle Otto assuma une victoire étonnante sur les hordes Mongoles. L’Epée fut présentée à Otto à l’occasion de son mariage avec Athelstan’s sister, Eadgita. La condition attachée à l’acquisition de l’Epée comme une dot était que les villes de garnison d’Europe devaient devenir villes de commerce. » Epée !3

Cette épée fut transmise d’un souverain à l’autre et on la relie toujours à des victoires extraordinaires. Elle est remise comme un objet magique et sacré à celui dont on estime qu’il joue un rôle particulier dans l’histoire politico-religieuse et probablement dans l’Esprit de Dieu, tel qu’il est compris par les autorités humaines.

Les souverains de l’époque ignoraient-ils le texte de l’Ancien Testament :

« Qu’on ne trouve chez toi personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits, personne qui interroge les morts, car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel. » Deutéronome 18, 10-12

Moise lui-même a utilisé la magie pour confronter Pharaon et faire sortir son peuple d’Egypte. Le seul changement apporté par la Chrétienté a été la consolidation de l’hypocrisie et de la dissimulation… Au vingtième siècle, les hauts responsables de sociétés initiatiques et secrètes, les chefs politiques et les hommes d’affaires utilisent couramment la magie. Lorsque les membres d’un ordre initiatique ne se sentent pas assez puissants pour effectuer eux-mêmes leurs travaux magiques, des spécialistes sont recrutés et payés pour ces services.

Les rois de l’Antiquité et spécifiquement les rois appartenant à la Lignée Divine assumaient la double fonction de Roi-Prêtre. En tant que tels, ils étaient les intermédiaires entre les règnes Divin et humain. Pendant longtemps le souverain, de par son sang et son ADN, possédait de façon innée le pouvoir ainsi que la capacité de communication avec les plans subtils. Son rôle principal était d’ancrer et d’incarner le Plan Divin. En outre, il guidait et protégeait le peuple avec la sagesse, illustrée littéralement ou pas par le glorieux Salomon. Au début de l’histoire humaine, les premiers souverains étaient les descendants directs des Créateurs. Leur filiation ainsi que leur proximité dans le temps avec leurs parents divins leur permit de rester naturellement reliés (religion) avec le Ciel. Mais avec le temps et la chute dans la matière, les Rois-Prêtres, les Enfants du Dragon et des Archanges, sont peu à peu tombés, eux aussi, dans un état d’amnésie spirituelle et de dégradation.

Ils ont donc d’abord eu recours à des subterfuges, à des pratiques magiques pour se reconnecter avec le Divin. Peu à peu, ils ont sombré complètement dans la matière et dans l’Ombre et sont devenus incapables de se relier aux plans supérieurs. Leurs niveaux de conscience (= le souvenir de leur divinité et leur capacité à le vivre dans la matière) leurs rituels et leurs incantations ne leur ont plus permis de rejoindre les plans spirituels supérieurs. Ils n’ont plus pu atteindre que le plan astral peuplé d’entités puissantes certes mais loin du raffinement vibratoire des plans divins. Les Rois-Prêtres ont sombré dans un concubinage obscène avec des entités démoniaques. Leurs actions, leurs pratiques religieuses étaient un reflet de leur niveau de conscience, des plans invisibles et des entités avec lesquelles les Rois communiaient. C’est la raison pour laquelle, les Rois-Prêtres, tout en ressentant l’appel divin, traduit par certains aspects raffinés de leurs cultures, ont toutefois pratiqué la loi barbare du sang, les sacrifices humains, et le non-respect de la pureté des enfants.

 

MAGIE - DEFINITIONS

La magie est une intervention dans l’ordre des choses. Il n’est pas nécessaire d’utiliser des bougies et des figurines de cire pour faire de la magie  Nous pratiquons tous la magie, dés l’instant ou nous utilisons notre faculté volitive consciemment pour intervenir dans la vie d’autrui ou pour changer l’ordre des choses ; il suffit, si l’on en est capable, d’émettre une PENSEE. Fort heureusement, très peu d’individus possèdent la capacité de manifester à volonté ; notre monde serait un peu plus chaotique qu’il ne l’est déjà.

Un Adepte cesse de pratiquer la magie lorsqu’ il/elle a complètement lâché prise, n’a plus de désirs, et marche complètement abandonné à son Moi Divin. Dans ces conditions, le Moi Divin étant un aspect du Tout, l’Adepte devient un canal du Plan et de la perfection.

Il y a trois niveaux relationnels avec l’univers, trois niveaux du sacré :

- le niveau magique primaire : L’être a noté l’existence de forces matérielles, animiques et les contraint pour combler un désir ou pour satisfaire un besoin, d’ordre physique ou émotionnel : je veux la pluie ou la femme du voisin, je fais un rituel pour attirer les nuages ou pour la dame de mes pensées. Pour augmenter mon pouvoir personnel, j’utilise des plantes, des objets ; si besoin, je contrains des entités ou des âmes à me servir et j’utilise leur pouvoir

- La magie de la pensée pure : je veux de la pluie, je pense pluie. Je ne compte sur rien et personne que ma capacité a émettre la pensée juste, et de façon telle que je manifeste l’objet de mes désirs

- J’ai compris que je suis une partie du Tout, dont je connais et respecte la Volonté Souveraine. Je sais que je suis aimé de l’Ame universelle, donc compris, nourri et chéri. En conséquence, je vis dans la confiance et l’innocence, et reçois les dons et bénédictions de l’univers à chaque instant et dans chaque aspect de ma vie.

De façon analogue, l’Alchimiste s’attelle à la tache dans un laboratoire physique et fait des expériences chimiques. Mais il ne pourra transmuter la matière que lorsqu’il se sera transmuté lui-même.

Le rituel de la messe et la transsubstantiation (ou le souhait d’accomplir une transsubstantiation) sont des actes magiques. Il est intéressant de noter que la religion catholique, qui interdit la magie et la divination de la façon la plus stricte, est basée sur un rituel dans lequel le vin et le pain sont censés se transformer respectivement en sang et en corps. La loi judaïque interdit les pratiques occultes. Pourtant les familles et clans des Hébreux possédaient des figurines, les Teraphims, qui étaient consultés comme oracles. La Bible mentionne l’existence de Teraphims dans la maison du roi David. Les écritures hébraïques signalent aussi les Thummins, dont l’utilisation était réservée aux grands prêtres. On ne connaît pas leur nature exacte, mais on sait que ces objets étaient interrogés par le grand prêtre pour prendre des décisions sous guidance divine. Plus près de nous dans l’histoire, les kabbalistes écrivent le nom ou invoquent les puissances spirituelles et démoniaques, manipulent les noms divins, les sefirots de l’arbre de vie et la langue hébraïque pour fabriquer des talismans et ancrer leur volonté.

 

©2007 Michael El Nour

 

Rédigé par brachium templarii

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