Marie Madeleine à Rennes-le-Château

Publié le 28 Août 2010

Sans doute ne surprendrai-je personne en affirmant que nul, aujourd’hui, n’est en mesure d’expliquer la «fortune» de l’abbé Saunière. Si plusieurs explications ont pu être supposées, elles ne sont, pour l’heure, que des hypothèses de travail. Ce qui semble par contre plus clair, c’est le but de l’abbé Saunière lorsqu’il entreprit à Rennes les «grands travaux» qui, une cinquantaine d’années après la mort du prêtre, devaient donner au modeste village audois sa dimension internationale. On a souvent insisté, et cela allait dans le sens du «merveilleux» dont on a très tôt entouré, disons même enrobé, l’affaire, sur le caractère fastueux de la vie de l’abbé Saunière. On a mis en exergue la tour-bibliothèque aux accents gothiques, Magdala, et la luxueuse villa renaissance, Béthanie. Mais l’on a oublié, ce faisant, que ces deux bâtiments, fussent-ils constructions civiles, étaient une continuation des travaux entrepris pas l’abbé dans l’église et achevés lorsqu’il se lança dans ses constructions dites civiles. Magdala et Béthanie participent du même culte de Marie Madeleine que la foisonnante décoration de l’église. Bien que celle-ci soit dédiée à la Sainte, la multiplication de ses représentations iconiques peut surprendre : statues du porche ; grande statue de la nef ; trois vitraux dans le choeur, dont la rosace ; bas relief du maître autel bien sûr ; sans omettre le vitrail de la sacristie où la Sainte est agenouillée au pied de la croix ; et la multitude de médaillons "Sainte Madeleine" peints sur les murs de l’église… Marie Madeleine est incontestablement au centre de l’oeuvre de l’abbé Saunière. Encore que Rennes-le-Château aujourd’hui ne nous offre qu’une vue partielle de la fascination qu’exerça la Sainte sur le prêtre. Signalons pour exemple l’existence d’une autre statue en terre cuite, représentant la Sainte en pénitence dans la grotte, dans une posture à peu prés identique à celle du bas-relief de l’autel, disposée un temps dans la chapelle de la villa Béthanie, et conservée jusque il y a quelques années encore, qui a aujourd’hui disparu…

A partir de ce rapide survol, et sans trop nous avancer je crois, il est permis de supposer que le «rêve» de l’abbé Saunière était de faire de Rennes-le-Château, un grand lieu de pèlerinage en l’honneur de Marie Madeleine. Rappelons ici qu’il n’a jamais habité lui-même la villa Béthanie, qui est bâtie comme une villa d’hôtes.

 

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Rédigé par brachium templarii

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